Par l'équipe locale désertdagafay.com · Mis à jour le 15 septembre 2026
Cité impériale du sultan Moulay Ismail, Meknès séduit par son architecture monumentale, sa porte Bab Mansour et une atmosphère plus paisible que Fès.
Meknès, l’une des quatre cités impériales du Maroc, doit sa grandeur au sultan alaouite Moulay Ismail qui en fit sa capitale au XVIIe siècle. La ville impériale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’étend sur d’immenses remparts jalonnés de portes monumentales, dont la célèbre Bab Mansour, considérée comme l’une des plus belles portes du monde arabo-andalou. La place el-Hedim, vaste esplanade animée en contrebas de cette porte, sert de prélude à la découverte de la cité.
Au-delà des remparts se succèdent le mausolée de Moulay Ismail, ouvert aux visiteurs avec les espaces traditionnellement interdits à sa découverte, les vastes greniers et écuries de Heri es-Souani, conçus pour nourrir et abriter des milliers de chevaux, ainsi que le bassin Aghdal, miroir d’eau au milieu des jardins. La médina de Meknès, plus calme et moins touristique que celle de Fès, se parcourt à pied entre souks, médersas et fondouks restaurés.
Pour désertdagafay.com, Meknès s’inscrit dans le grand circuit impérial, souvent associée à la journée classique qui réunit Volubilis et Moulay Idriss Zerhoun. Réputée pour son artisanat (travail du bois, cuir, bijoux), elle offre une halte culturelle majeure sur la route de Fès à Rabat.
Contrairement à l’agitation de ses sœurs impériales, Meknès dégage une sérénité rare. La médina, classée elle aussi au patrimoine mondial, s’explore sans hâte entre les souks du cuivre et des bijoux, la médersa Bou Inania et les anciens fondouks reconvertis. Les marchands y sont moins pressants qu’à Marrakech, et les ruelles plus larges laissent respirer le visiteur. La place el-Hedim, la plus grande esplanade du Maroc, retrouve chaque fin d’après-midi son animation : conteurs, acrobates, charmeurs de serpents et musiciens Gnawa s’y produisent autour des tentes à thé, tandis que les terrasses des cafés offrent une vue sur Bab Mansour.
L’histoire de Meknès est intimement liée à la personnalité hors normes de Moulay Ismail, qui aurait entretenu jusqu’à douze mille serviteurs et quinze mille soldats dans la cité. Ses projets furent démesurés : les écuries de Heri es-Souani pouvaient abriter douze mille chevaux, et ses greniers, des années de farine. Cette démesure se lit encore dans l’épaisseur des murailles et l’ampleur des portes. Le mausolée du sultan, seul édifice religieux du pays dont l’intérieur soit accessible aux non-musulmans, déploie des patios en mosaïque où le temps semble suspendu, loin des foules des autres cités impériales.
Au-delà de son passé grandiose, Meknès vit aujourd’hui au rythme de ses habitants et de ses traditions. La ville est réputée pour son artisanat du bois, ses broderies au fil d’or et ses bijoux ciselés, que l’on découvre dans les souks de la médina et les anciens fondouks. Elle est aussi célèbre pour sa gastronomie : olives de la région, fruits du terroir, miel et pâtisseries aux amandes font la fierté des Meknassis, qui les partagent volontiers autour d’un thé servi avec beaucoup d’hospitalité.
Les environs de Meknès offrent enfin de magnifiques échappées : les ruines romaines de Volubilis tout proches, la ville sainte de Moulay Idriss accrochée à sa colline, mais aussi les paysages viticoles de la plaine du Saïs et les réservoirs de l’Agdal, témoignages de l’ingénierie hydraulique du XVIIe siècle. Cette douceur de vivre, cette lumière dorée sur les murailles et cette authenticité préservée font de Meknès bien plus qu’une simple étape : une véritable invitation à ralentir, à flâner et à goûter au Maroc profond, loin des circuits pressés.
La convivialité est, à Meknès, un art de vivre que l’on ressent dès les premières haltes : un simple thé à la menthe partagé avec un artisan du souk, une conversation avec un commerçant de la place, une invitation à découvrir un patio secret ou une cour intérieure d’ancien palais transformé en auberge donnent à la visite une profondeur et une chaleur humaines inoubliables.
Meknès se distingue aussi par la richesse de sa campagne environnante, qui déborde dans la vie quotidienne de la ville. La plaine du Saïs, vaste bassin fertile autour de la cité, produit des olives, des raisins, des céréales et une grande variété de fruits qui colorent les marchés. La cuisine de la région puise dans ces trésors : tajines aux pruneaux et aux amandes de la plaine, huile d’olive directement issue des oliveraies, et douceurs parfumées à l’eau de rose et au miel. Les jours de marché, le monde rural rejoint la ville : les paysans apportent leurs légumes et leur bétail, les bergers échangent leurs nouvelles et les marchands déchargent des sacs d’épices et de fruits secs. Autour des remparts, les jardins historiques et les eaux du bassin Aghdal créent des poches de fraîcheur où l’on s’attarde à l’ombre des vieux figuiers et des grenadiers. Le soir tombe en douceur sur Meknès : l’appel à la prière monte des minarets, les lampes s’allument sous les arcades de Bab Mansour, et les terrasses réunissent les murailles ocre, les jardins verts et les collines lointaines de Zerhoun dans une seule image paisible. C’est cette beauté calme et discrète, moins frénétique que celle de ses sœurs impériales, qui rend Meknès si attachante pour le voyageur en quête d’authenticité.
Pour découvrir Meknès sous son meilleur jour, il faut aussi jeter un regard vers ses métiers séculaires et sa poésie du quotidien. Les quartiers d’artisans perpétuent des métiers qui firent la réputation de la ville : les dinandiers des anciens souks, les brodeurs de soie fine et de fil d’or, et les menuisiers qui sculptent le cèdre et le noyer dont se meublent les riads. Les dinandiers, par leurs martèlements rythmés, donnent à la médina une sonorité aussi caractéristique que l’appel à la prière. La visite de l’un de ces ateliers permet de comprendre la patience et le savoir-faire qui se cachent derrière chaque objet, et d’emporter un souvenir d’une vraie valeur. La ville est aussi un lieu de bien-vivre ; ses cafés, ses maisons de thé et ses pâtisseries invitent à de longs moments de repos, entre un thé à la menthe, une douceur aux amandes et la contemplation du monde qui passe. La campagne environnante, avec ses vignobles, ses vergers et ses oliveraies, offre un cadre paisible pour de courtes balades, tandis que les sources voisines et les hammams préservent une tradition de bien-être chère aux Marocains. Tous ces petits plaisirs, ajoutés à la beauté monumentale de la cité impériale, font d’une visite à Meknès une expérience complète, à la fois culturelle et humaine, et expliquent pourquoi les voyageurs qui prennent le temps de s’y arrêter repartent rarement déçus.
La journée type à Meknès commence sur la place el-Hedim, en contrebas de Bab Mansour, où l’on prend le pouls de la ville entre jus de fruits et premières rencontres. On visite ensuite la porte monumentale, puis l’on s’engage dans la médina par les souks du cuivre et des bijoux en direction du mausolée de Moulay Ismail. L’intérieur, accessible aux non-musulmans, surprend par ses cours de mosaïque et son calme souverain, loin de l’agitation des autres cités.
La matinée se poursuit par les greniers et les écuries de Heri es-Souani, impressionnants par leur architecture voûtée et leur capacité colossale, puis par le bassin Aghdal et ses reflets au milieu des jardins impériaux. Le déjeuner se prend volontiers dans un riad de la médina ou sur une terrasse, avant de consacrer l’après-midi à la médersa Bou Inania et aux anciens fondouks, où l’on parle encore artisanat du bois, du cuir et des broderies. Les plus curieux ajoutent la porte Bab el-Khemis et les remparts qui enserrent la ville.
En fin de journée, la place el-Hedim s’anime à nouveau : on s’y attarde autour d’un thé à la menthe pendant que les conteurs reprennent leurs histoires et que la lumière du couchant embrase les murailles de la cité. Selon la formule choisie, la journée se prolonge par le dîner à Meknès ou se prolonge vers Volubilis et Moulay Idriss Zerhoun, qui se trouvent à quelques minutes de route, pour un coucher de soleil sur les ruines romaines.
Meknès fut la capitale du sultan Moulay Ismail au XVIIe siècle, qui y bâtit une immense ville impériale entourée de remparts et de portes monumentales.
Bab Mansour, la place el-Hedim, le mausolée de Moulay Ismail et les greniers de Heri es-Souani constituent les visites essentielles de la cité.
Oui, une journée suffit pour le cœur historique. Elle se combine très souvent avec les ruines romaines de Volubilis et la ville de Moulay Idriss Zerhoun, toutes proches.
Oui, c’est l’un des rares édifices religieux marocains ouverts aux non-musulmans. La visite est brève et se fait pieds découverts, dans le respect du lieu, de la prière et des pèlerins.
Meknès est réputée pour ses fruits et ses olives, mais aussi pour ses tajines aux pruneaux, ses pâtisseries aux amandes et son miel. La ville est également un centre important de production de vin et de fromage.