Par l'équipe locale désertdagafay.com · Mis à jour le 15 septembre 2026
Dernier village de la vallée de l’Ourika et point de départ des fameuses cascades, Setti Fatma annonce le grand Haut Atlas avec ses échoppes, ses berges animées et ses sentiers de montagne.
Setti Fatma clôt la vallée de l’Ourika, là où la route finit et où la haute montagne commence vraiment. Le village s’étage au bord de l’eau, le long d’une ruelle bordée de boutiques d’artisanat et de terrasses de restaurants qui dominent la rivière grondant entre les rochers. Sa notoriété vient surtout des sept cascades qui dévalent la gorge au-dessus du village, un enchaînement de chutes et de bassins naturels au cœur d’un cirque montagneux spectaculaire.
La remontée du sentier vers les cascades se fait à l’ombre des falaises, entre amandiers, oliviers et murets de pierre sèche, dans une fraîcheur remarquable pour la région. Les premières chutes se méritent par un sentier qui se resserre et grimpe; plus haut, les passages deviennent plus sportifs et se parcourent volontiers avec un guide local qui connaît les moindres passages. L’été, les bassins naturels invitent franchement à la baignade avant de redescendre au village.
Pour désertdagafay.com, Setti Fatma est le point d’orgue d’une journée dans la vallée de l’Ourika : montée vers les chutes accompagnée par un marcheur du village, déjeuner sur une terrasse au-dessus de la rivière et après-midi de repos ou de baignade au bord de l’eau. Une échappée très appréciée pour respirer la fraîcheur du Haut Atlas loin de l’agitation de Marrakech.
Au-delà des chutes, la haute vallée se resserre en gorges latérales où les bergers mènent leurs troupeaux vers les estives. Ces amphithéâtres de roche abritent de petites bergeries et des abris de pierre, derniers témoins d’une vie pastorale encore bien réelle. Les amateurs de marche y trouvent des itinéraires vers les crêtes et des vues immenses sur le cirque et la plaine, bien loin des sentiers balisés du village.
Le village lui-même mérite qu’on s’y attarde à la tombée du jour, quand les terrasses se parent de lumière et que l’odeur des grillades monte des restaurants. On y observe la vie quotidienne des familles de la haute Ourika, le va-et-vient des ânes chargés et des visiteurs, et l’on prépare ainsi sa sortie du lendemain autour d’un thé, rythmé par le grondement de l’eau.
Setti Fatma marque aussi la limite des excursions faciles depuis Marrakech : au-delà, les sentiers exigent davantage de temps et de condition. Pour qui veut poursuivre, les crêtes voisines et les cols vers les hauts villages de l’Atlas ouvrent sur une montagne plus sauvage et plus solitaire, royaume des muletiers et des randonneurs confirmés.
La montée vers les cascades se fait idéalement le matin, quand l’ombre couvre encore le sentier et que le bruit de l’eau guide le pas. Aux premières chutes, la rivière se jette dans des bassins profonds qui invitent à la baignade, et le moment où les nageurs, après avoir gravi les marches rocheuses, s’immergent dans l’eau verte sous les embruns a quelque chose de presque cérémonial. Plus haut, le sentier se resserre, les haltes faciles laissent place à des prises et des vires rocheuses, et seule la main expérimentée d’un guide indique le passage sûr. Le retour suit le même chemin ; la lumière a changé, les terrasses sont dorées et le village en contrebas s’est éveillé à la vie pleine.
Redescendu au niveau du village, le rituel de l’après-midi est simple : un long déjeuner sur une terrasse au-dessus de la rivière, les pieds rafraîchis dans l’eau courante quand le soleil devient implacable, puis une flânerie dans les ruelles où les sculpteurs sur noyer et les tisserands gardent leurs ateliers ouverts jusqu’à la nuit. Les plus courageux tentent une dernière baignade dans le bassin sous la grande chute, que la lumière tardive vient de laisser à l’ombre. Quand les cars commencent à repartir et que les terrasses se vident, Setti Fatma expire, les boutiquiers plient leurs marchandises et les ânes repartent avec les dernières charges vers le haut de la vallée. C’est ce double visage, à la fois animé et intime, qui fait du dernier village de l’Ourika une sortie qui reste gravée plus longtemps que beaucoup d’itinéraires plus ambitieux.
Ceux qui poussent au-delà des étals de Setti Fatma vers les gorges trouveront une suite de vasques, chacune plus invitante que la précédente : la cascade de la première vasque s’atteint en vingt minutes, celle de la deuxième en une heure, celle de la troisième en deux, et ainsi de suite jusqu’à la dernière chute, qui exige une bonne matinée de montagne et récompense ceux qui y parviennent d’une vasque d’eau froide dans un décor de roche rouge.
La journée de Setti Fatma part de Marrakech à la première heure et remonte la vallée de l’Ourika jusqu’au bout de la route. Arrivé au village, on s’accorde d’abord un thé sur une terrasse dominant la rivière, le temps de reprendre son souffle et de préparer la montée.
La montée vers les cascades suit le sentier familier, ponctué de haltes dans la fraîcheur des falaises, avant de gagner les premières chutes et leurs bassins vert-émeraude. Après une baignade ou un simple repos, le déjeuner se prend sur une terrasse du village, face au spectacle de la gorge.
L’après-midi se partage entre repos, visite du village et, pour les plus motivés, poursuite vers les cascades supérieures avec un guide. Le retour à Marrakech s’effectue en fin de journée, après avoir laissé ses regards s’attarder sur les derniers contreforts de la montagne.
Les premières chutes sont accessibles après une montée raisonnable pour la plupart des marcheurs. L’ascension des cascades suivantes se mérite davantage et se fait idéalement accompagné d’un guide.
Oui, Setti Fatma se visite confortablement en une journée depuis Marrakech, en combinant la marche vers les cascades et un déjeuner au bord de la rivière.
Après les pluies de l’hiver et du printemps, les chutes sont particulièrement abondantes; en été le débit diminue mais les bassins se prêtent à la baignade.
Les premières chutes sont accessibles aux enfants habitués à marcher; les bassins permettent pauses et baignades, mais la surveillance est essentielle près des rochers glissants.
Compter environ une demi-heure à une heure pour les premières cascades selon le rythme, et davantage pour les chutes supérieures qui demandent un bon niveau.
Oui, des emplacements ombragés et des terrasses permettent de pique-niquer; il est aussi facile d’y déjeuner dans l’un des nombreux restaurants du village.