Ville portuaire de l’Atlantique, Safi est la capitale marocaine de la poterie, avec sa corniche de falaises, son port de pêche et son fort portugais.
Safi, ville portuaire bâtie sur une falaise face à l’Atlantique, est longtemps restée à l’écart des circuits touristiques, tout en possédant un patrimoine et un artisanat remarquables. Elle est surtout connue comme la capitale de la poterie du Maroc : les ateliers de la ville, notamment dans le quartier des potiers, façonnent à la main jarres, tajines, plats et objets en terre émaillée, une technique transmise de génération en génération.
La ville porte l’empreinte des Portugais, qui l’occupèrent du XVIe au XVIIe siècle. Leur forteresse, le Kechla, surplombe la mer, tandis que la corniche et l’esplanade offrent de larges vues sur l’océan et sur le port de pêche animé. Le long de la côte, les falaises et les plages invitent à la promenade et à la contemplation des vagues de l’Atlantique. Le quartier historique, avec ses ruelles et ses demeures blanches, conserve un charme méridional typique.
Pour une excursion au départ de Marrakech ou d’El Jadida, Safi apporte un contraste saisissant : artisanat vivant, patrimoine plus rude et vie portuaire authentique. désertdagafay.com y programme la visite des ateliers de poterie, une promenade sur la corniche et une halte au souk, pour une plongée dans le Maroc populaire et maritime.
La côte de Safi, dominée par de hautes falaises, voit chaque jour les marées redessiner le pied des plages : à marée basse, les baies de sable exposent de larges étendues propices à la promenade et aux jeux d’enfants, tandis que le ressac vient battre les rochers de la corniche à marée haute. Le port, l’un des plus actifs du littoral, débarque sardines et poissons bleus dans une ambiance alerte dès l’aube.
La table safiote est fidèle à cette activité : sardines grillées, poulpe, raie et poissons de roche se dégustent dans les restaurants du port ou de la ville. Les falaises, notamment vers la plage de Sidi Ouazzane et le long des criques, offrent de superbes points de vue sur l’océan et sur les pêcheurs qui tendent leurs lignes au bout des jetées, un spectacle permanent au bord de l’Atlantique.
Au-delà de la ville et de ses remparts, la campagne côtière de Safi réserve des haltes charmantes : villages de pêcheurs, plages sauvages et marabouts blancs ponctuent la route qui serpente entre les falaises et l’océan. Les environs se prêtent à des échappées en voiture ou à pied, au rythme des marées et des heures dorées.
Au-delà des remparts, la côte de Safi cache des plages et des belvédères qui récompensent la flânerie : le long cordon de Sidi Ouazzane, prisé des surfeurs et des véliplanchistes quand la houle se lève ; les petites criques au pied des falaises, accessibles à pied à marée basse ; et les promontoires d’où l’océan s’étend jusqu’à l’horizon. Le port, tôt le matin, est un spectacle en soi, avec les barques déchargées, la glace qui scintille sur le poisson et les cris vifs de la criée. Vers le sud, la route d’Essaouira serpente le long d’un littoral sauvage et peu construit.
Safi est aussi une ville à savourer lentement, dans ses détails : les portes bleues et vertes, les ateliers où les tours de potiers ne s’arrêtent jamais, l’odeur de l’argile et de l’émail, et les pâtisseries où l’on sert douceurs au miel et thé à la menthe. Les habitants sont fiers de partager leur artisanat, et quelques mots d’arabe ou de français ouvrent facilement les portes. Que l’on vienne pour la céramique, le poisson ou l’histoire, Safi laisse l’impression d’une vraie ville marocaine, vivante et habitée, en contrepoint des stations balnéaires plus lisses de la côte.
Contrairement aux stations voisines, Safi ne joue jamais la comédie. Sa force tient dans sa continuité : les mêmes familles y tournent la poterie depuis des siècles, les mêmes pêcheurs débarquent leurs prises sur les mêmes quais, et le même vent a façonné les mêmes dunes. Cette authenticité rend chaque rencontre honnête, qu’il s’agisse d’un potier expliquant la cuisson de son four ou d’un cafetier versant le thé en racontant le port. Marcher sur la corniche en fin de journée, quand la forteresse prend des teintes dorées et que les barques rentrent, c’est toucher le pouls d’une ville qui a toujours vécu avec l’océan, sans jamais avoir besoin de se parer.
Une découverte de Safi commence au port de pêche, où l’on observe dès le matin les sardiniers rentrer et les débardeurs trier le poisson sur les quais. On grimpe ensuite vers la forteresse de la Kechla, qui surplombe l’océan et offre un panorama sur les falaises, les remparts et la rade.
La matinée se poursuit dans le quartier des potiers, où l’on assiste au façonnage, au tournage et à l’émaillage de la céramique, avant de flâner dans les ateliers et les souks à la recherche de pièces colorées. Un déjeuner de poisson grillé face à la mer complète la halte dans une ambiance vivante.
L’après-midi, on descend vers les plages et les criques de falaises, idéales pour la promenade au fil des marées et la baignade selon la saison. Retour par la corniche au coucher du soleil, quand les murailles blondes se teintent d’or face à l’Atlantique, avant de reprendre la route vers El Jadida ou Marrakech.
Safi concentre depuis des siècles les ateliers de poterie et de céramique du Maroc. Les potiers y façonnent et émaillent à la main une grande variété d’objets en terre.
Le Kechla, la forteresse portugaise, domine la ville et la mer. La citadelle et plusieurs pans de fortifications subsistent encore du XVIe siècle.
Safi se situe à courte distance de la région d’El Jadida au nord et donne facilement accès à l’intérieur des terres, dont Essaouira à travers l’arrière-pays.
Oui, les plages de la région, comme celle de Sidi Ouazzane, proposent de belles vagues et un vent apprécié des surfeurs et des véliplanchistes, en dehors des zones portuaires.
Safi se situe à courte distance d’El Jadida au nord et d’Essaouira au sud, avec un accès facile depuis Marrakech par la route.
Dans le quartier des potiers et les ateliers de la ville, où l’on trouve jarres, tajines, plats et objets émaillés à des prix raisonnables.
Le printemps et l’automne sont idéaux pour la douceur et les balades sur les falaises ; l’été attire sur les plages et l’hiver, le vent anime les sports de glisse.