Par l'équipe locale désertdagafay.com · Mis à jour le 15 septembre 2026
Porte du désert et capitale du cinéma marocain, Ouarzazate mêle kasbahs de terre, palmeraie, studios de tournage et panorama sur les montagnes et la vallée du Draa.
Ancienne place militaire et carrefour de pistes, Ouarzazate s’étend sur un plateau désertique à l’est du Tizi n’Tichka, regardée par les sommets du Haut Atlas. Ville de terre et de lumière, elle a de tout temps vu passer les caravanes en route vers le Sahara. Sa kasbah de Taourirt, ancien palais de terre aux remparts intacts, sa grande kasbah restaurée et sa palmeraie témoignent d’un passé de puissance locale, tandis que les portes du désert s’ouvrent juste au sud, vers la vallée du Draa.
Depuis plusieurs décennies, Ouarzazate est aussi devenue une capitale du septième art : les studios de cinéma installés à ses portes ont accueilli des productions venues du monde entier, séduites par les décors naturels que sont les étendues désertiques, les chaînes de montagnes et les ksour voisins. On visite ces studios et leurs énormes décors de carton-pâte et de pisé, tout en flânant dans la ville, ses jardins de la palmeraie et les points de vue sur les montagnes.
Depuis Marrakech, une excursion vers Ouarzazate passe par le magnifique col du Tizi n’Tichka et ses épingles à cheveux enchaînées sous les sommets : un spectacle en soi. La journée se complète fréquemment d’une étape à Aït Ben Haddou et à la kasbah de Telouet, pour un triptyque de l’architecture de terre du Sud.
La ville et ses environs offrent de nombreuses facettes : kasbahs restaurées, palmeraie irriguée par des canaux, studios de tournage et décors naturels exceptionnels. On y croise aussi bien des acteurs de passage que des artisans du cuir et du tapis, sur les marchés qui rythment la semaine. La lumière, sèche et claire, donne à Ouarzazate une atmosphère singulière, entre grande ville du Sud et étape caravanière.
À quelques kilomètres, les routes s’ouvrent sur la vallée du Draa, la vallée des Roses et le désert, faisant d’Ouarzazate un point de départ idéal vers les grands espaces. Pour qui voyage entre Marrakech et le désert, la ville constitue une halte naturelle, riche en histoire, en couleurs et en découvertes cinématographiques.
Pour bien profiter d’Ouarzazate, il faut accepter de prendre son temps : flâner dans la palmeraie, écouter le gardien d’une kasbah, discuter avec un artisan ou simplement goûter au calme d’une terrasse ombragée. La ville se prête aux rencontres et aux découvertes imprévues, loin des horaires serrés. Selon la saison, la lumière baigne les murailles d’or ou d’ambre, offrant des tableaux changeants aux photographes. Une halte à Ouarzazate s’intègre parfaitement dans un itinéraire plus vaste — vers le désert, la vallée du Draa ou les ksour voisins — et l’on y dort volontiers pour repartir le lendemain vers de nouveaux horizons. Entre cinéma, patrimoine et grands espaces, la ville condense à elle seule une partie du charme du Sud marocain, à la croisée des routes qui mènent au Sahara.
Les musées et les ateliers de la ville permettent d’aller plus loin dans la découverte : scènes reconstituées de la vie quotidienne, collections de films célèbres tournés sur place et savoir-faire des artisans de la vallée s’y dévoilent. Le soir, lorsqu’elle revêt ses teintes orangées, Ouarzazate offre une atmosphère paisible, propice à un dîner en terrasse ou à une dernière balade le long des remparts illuminés. Pour les voyageurs curieux, la ville apparaît comme une porte à la fois culturelle, cinématographique et géographique, d’où rayonnent les plus beaux itinéraires du Sud marocain. Un détour par Ouarzazate transforme ainsi un simple trajet en un spectacle permanent, entre désert, montagne et légendes du septième art.
Ouarzazate est de ces villes où l’on arrive au terme d’une longue montée et que l’on quitte au départ d’une longue descente : elle fonctionne comme une charnière, et son urbanité reflète ce rôle. La grande avenue, avec ses palmiers et ses terrasses, suit le tracé de l’ancienne étape caravanière, et les quartiers alentour abritent encore les familles des techniciens de cinéma qui firent vivre les studios. Dans le quartier de Bousman, les ateliers des stucateurs et des encadreurs s’ouvrent sur la rue, et le parfum de la sciure de cèdre se mêle à celui des grillades du soir.
Derrière cette ville d’équipes et de studios, la palmeraie demeure une poche de vie tranquille, où les canaux d’irrigation courent entre plantations de bananiers et de grenadiers et où les jardins approvisionnent le marché du samedi à plusieurs kilomètres. On aime y flâner à la fraîche du matin, le long des petits sentiers que les enfants empruntent pour l’école, et s’arrêter au pied des remparts de la kasbah de Taourirt, dont les créneaux couleur de miel veillent sur toute la plaine. Puis, à la tombée du soir, grimpez l’escarpement qui ferme la ville au nord : la palmeraie, les studios et la montagne s’y fondent en un seul paysage, et l’on comprend pourquoi les réalisateurs choisirent ces étendues, et pourquoi leurs équipes restèrent.
Avant ou après les studios, un passage par la palmeraie de Ouarzazate vaut le détour. L’eau du barrage irrigue jardins et vergers dans un vert doux qui contraste avec l’ocre des murs, et les chemins qui la traversent, entre maisons de terre et ponts de seguia, ont le charme des oasis plus grandes. En fin d’après-midi, le retour vers la place centrale passe par le souk, où les artisans et les commerçants de la région dressent encore leurs étals sous les arcades.
La journée d’Ouarzazate quitte Marrakech par le spectacle du Tizi n’Tichka, dont les épingles à cheveux offrent des panoramas sur les sommets. L’arrivée dans la plaine désertique révèle la kasbah de Taourirt et la ville de terre et de lumière.
On visite la kasbah et la grande kasbah restaurée, on flâne dans la palmeraie et l’on découvre les studios et leurs décors. Un déjeuner en ville permet de goûter à la cuisine du Sud avant de poursuivre, selon l’envie, vers Aït Ben Haddou ou la vallée du Draa.
Le retour à Marrakech se fait par le même col, dans la lumière du soir. La journée combine montagne, désert et patrimoine dans un rythme varié.
Parce qu’elle marque, après le col du Tizi n’Tichka, la transition entre les plaines de Marrakech et les premières grandes étendues désertiques du sud, vers Zagora et la vallée du Draa.
Oui, une partie des studios et des grands décors se visite; on y aperçoit des reconstitutions utilisées par de nombreuses productions internationales.
La kasbah de Taourirt, la palmeraie et les studios, et à proximité les ksour d’Aït Ben Haddou et la kasbah de Telouet.
Absolument : entre kasbahs, palmeraie, studios et panoramas, la ville offre une étape riche, placée au carrefour des routes du Sud et du désert.
Non, Ouarzazate se rejoint en une journée depuis Marrakech en traversant le Tizi n’Tichka, et se combine naturellement avec Aït Ben Haddou et Telouet.
L’automne et le printemps offrent les meilleures températures; le col du Tizi n’Tichka peut être enneigé ou brumeux en hiver, il faut alors s’informer avant de partir.