Par l'équipe locale désertdagafay.com · Mis à jour le 15 septembre 2026
Au cœur du Moyen Atlas, la forêt de cèdres abrite des cèdres centenaires et les célèbres singes magots, dans un cadre sauvage et frais.
La forêt de cèdres du Moyen Atlas est l’un des écosystèmes les plus emblématiques du Maroc. Ces grands conifères, dont certains atteignent plusieurs centaines d’années, couvrent les hauteurs autour d’Azrou et d’Ifrane et se prolongent jusqu’à d’autres massifs de l’Atlas. Le cèdre de l’Atlas, un arbre majestueux aux aiguilles touffues, forme ici des peuplements impressionnants qui donnent une ambiance presque montagnarde et très fraîche, été comme hiver.
La forêt est surtout célèbre pour ses habitants : les singes magots, seuls macaques d’Afrique du Nord. On les observe facilement près des routes et des aires de stationnement, où ils évoluent en familles autour des arbres. Une excursion dans la forêt invite à la marche sous les cèdres, à la découverte de clairières et de points de vue, et à l’observation de la faune, dans un cadre sauvage et préservé.
Pour désertdagafay.com, la forêt de cèdres constitue un moment fort d’un circuit du Moyen Atlas. Une excursion au départ d’Azrou ou d’Ifrane permet de rencontrer les singes, de se balader parmi les cèdres centenaires et de profiter d’un cadre naturel unique, parfaitement combinable avec la visite des villes voisines.
Ces forêts sont bien plus qu’un simple décor : elles fournissent depuis des siècles un bois précieux au Maroc, et leur exploitation raisonnée rythme la vie des villages environnants. Les aiguilles de cèdre parsèment le sol d’un épais tapis brun qui grince sous les pas, tandis que le parfum résineux des arbres emplit l’air dès qu’on pénètre sous la futaie. Au printemps, les pâturages d’altitude qui séparent les peuplements se couvrent de fleurs sauvages, et l’automne dore les cimes avant que l’hiver n’accroche la neige aux branches. Selon l’heure, la lumière filtre à travers les troncs en faisceaux dorés, offrant aux marcheurs des instants de calme et de poésie rarement égalés ailleurs au Maroc.
Le cèdre de l’Atlas est lui-même un monument vivant. Certains arbres, dont les troncs mesurent plusieurs mètres de circonférence, seraient vieux de plus de mille ans, et leurs branches tordues en spirales ont été sculptées par des siècles de vent et de neige. Les botanistes apprécient cette espèce endémique pour sa remarquable résistance et son bois parfumé et imputrescible, qui a couvert des toits et sculpté les plus beaux meubles de la région depuis des générations. Devant ces géants, on comprend pourquoi ils sont traités presque avec vénération par les montagnards qui partagent leur terre avec eux depuis si longtemps.
La faune y est plus abondante qu’il n’y paraît. Au-delà des célèbres magots, la forêt abrite sangliers, renards, lièvres et, sur les étendues les plus calmes, des rapaces qui tournoient patiemment dans le ciel. Dans les clairières, de petits cafés et des étals de souvenirs tenus par des familles locales proposent du thé à la menthe et des objets sculptés, ce qui permet de transformer un simple arrêt en véritable sortie. Que vous y passiez une heure ou la journée entière, la forêt de cèdres récompense ceux qui s’attardent, écoutent le vent dans les branches et regardent la lumière courir sur les troncs anciens.
La forêt est aussi un lieu aux ambiances saisonnières frappantes. Au printemps, les prairies se couvrent d’iris sauvages et de coquelicots; en été, l’ombre profonde est un bienfait après la chaleur des plaines; en hiver, la neige transforme tout le massif en une vaste arène blanche traversée de pistes exquises pour la raquette ou simplement pour la beauté du spectacle. Chaque saison donne à la forêt un visage différent, et les habitués y reviennent sans cesse pour la voir changer.
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, des marches guidées peuvent être organisées au cœur du massif, suivant les vieux sentiers de bergers entre peuplements, sources et crêtes rocheuses. Selon la durée de votre séjour, il est même possible de combiner quelques heures parmi les cèdres avec un pique-nique, la visite d’un village berbère en lisière de forêt et un retour à travers les pâturages au crépuscule. Un arrêt ici n’est jamais un simple moment photo; c’est une rencontre avec l’une des dernières grandes forêts sauvages d’Afrique du Nord, et un temps fort qu’aucun voyage dans le Moyen Atlas ne devrait manquer.
Les visiteurs sont invités à venir préparés et à respecter cet environnement fragile. Restez sur les sentiers balisés pour protéger les jeunes arbres et le sol forestier, ramenez vos déchets et ne nourrissez jamais les singes, si apprivoisés qu’ils paraissent, pour leur bien comme pour le vôtre. L’air vif de la montagne et le silence presque cathédral sous les grands troncs récompensent ceux qui flânent lentement et observent de près. Avec un peu de patience, vous apercevrez peut-être une famille de magots se toilettant dans une clairière, un pic s’activant sur un vieux tronc, ou simplement les longues ombres qui se dessinent sur le sol au fil du jour. C’est une expérience qui vous relie directement au cœur profond et vivant de l’Atlas.
L’excursion dans la forêt de cèdres commence par la route qui grimpe depuis Azrou ou Ifrane, entre les premiers peuplements de conifères. Le long du parcours, les grands cèdres apparaissent un à un, majestueux et massifs, tandis que les premiers singes magots se laissent apercevoir au bord de la route, curieux mais prudents.
L’arrivée au cœur de la forêt marque le temps de la marche. On s’engage sous les arbres centenaires, entre troncs épais et sous-bois parfumé, vers les clairières où les singes vivent en famille. Un guide peut accompagner la promenade pour raconter l’histoire de ces arbres et l’écologie de la forêt, tout en pointant du doigt les faisans, les martins-pêcheurs et les petits mammifères qui fréquentent la futaie.
Avant de repartir, On fait halte à l’une des aires de pique-nique ou à un belvédère pour admirer l’étendue des peuplements depuis les hauteurs. Selon l’itinéraire, la sortie de la forêt mène à Ifrane, au cèdre Gouraud ou vers d’autres massifs, en descendant à travers les pâturages et les premiers villages berbères, dans une lumière qui s’adoucit avec l’altitude.
Elle s’étend principalement dans le Moyen Atlas, autour d’Azrou et d’Ifrane, et se prolonge vers d’autres massifs comme la région de Khénifra.
Oui, les singes magots sont très présents dans cette forêt et s’approchent souvent des routes et des aires de stationnement, où ils se laissent facilement observer.
La forêt se visite toute l’année. Elle est verte et fraîche en été, et l’hiver peut la recouvrir de neige, offrant un tout autre décor.
Un arrêt d’une à deux heures suffit pour un premier contact avec les cèdres et les singes. Les amateurs de randonnée peuvent prolonger la visite pour explorer les sentiers de crête et les clairières.
Oui, des routes bitumées et des pistes relient les principaux points d’arrêt, comme le cèdre Gouraud, avec des aires de stationnement aménagées.